Simplicité

Porte d'entrée

Le tantra est un art de vivre. Accepter ce qui est, pour partir de là et avancer sur le chemin. Une image proche du Tai-chi me vient: je sens cette energie où au lieu de résister à un coup, je l'accueille, je l'accepte pour choisir de lui donner une autre direction. J'utilise ce mouvement qui arrive vers moi, je l'accompagne puis je l'éloigne de moi, tout en me respectant et en respectant l'autre. On dit qu'un moine se serait  inspiré d'un combat entre un oiseau et un serpent pour concevoir les enchainements du tai-chi. Le serpent aurait triomphé grâce à sa lenteur, à sa souplesse et à ses mouvements arrondis qui donnèrent peu d'emprise à son adversaire. 

Mouvement de la vie qui explore la profondeur de l'océan, développe sa richesse et la ramène en surface, là où la mer et le ciel deviennent infinis.

 

L'art du tantra est d'appliquer notre joie de vivre pour des petites choses au quotidien. Si nous appliquons nos nouvelles voies pour des choses simples, nous pourrons ensuite mieux gérer celles plus complexes. Commencer par de petites choses répétées. Ce sont ces nouveaux mécanismes mis en place qui  

deviendront bientôt notre seconde nature.

Une vie ordinaire vécue de façon extraordinaire.  

 

Ici la porte d'entrée est le corps, c'est par là que commence le voyage. L'art du toucher c'est développer le contact juste. Par des mouvements très lents, particulièrement amples, au contact de l'huile chaude enveloppante, le massage vous invite à expérimenter de nouveaux ressentis, il reveille tous vos sens et développe une nouvelle conscience.​ 

Une lenteur extrême comme un accélérateur de conscience.

Un vide plein de ressources.

Un silence plein de Soi profond.

Une intimité avec soi, avec le monde.

Une profondeur plus grande que soi.

Une essence, une coessence.

Le plus ancien texte du tantra qui nous soit parvenu est le "Vigyana Bhairava Tantra", livre de référence venant de l'Inde qui date d'il y a 5000 à 10000 ans. Il recense les recherches et expérimentations des nombreuses écoles de Tantra. Vijñânabhaïrava signifie "méthode d'expansion de la conscience". Dans leur simplicité et leur étonnante profondeur ces pratiques millénaires dépassent et élargissent les compréhensions de notre monde occidental. Transmis par de nombreuses lignées, le tantra est une voie non duelle. C’est une approche pragmatique, il n'y a pas de vision morale, ni de dogmes, ni de rituel exterieur à soi, ni de jugement, il y a simplement la rencontre de ce que nous sommes. Le tantra propose de ne rien rejeter mais d'être ce que nous sommes. Il est entièrement axé sur le fait qu'il n'y a rien à ajouter ou à retrancher à l'Etre car l'Etre possede l'essence absolue. C'est une voie de la totalité.

 Il propose de vivre ce qui se presente dans la lumiere de la conscience. La lumiere de la conscience est un état global qu'on pourrait comparer à cette lucidité ressentie lorsque le "coeur-corps-tête-esprit-relation au champs environnant" sont en harmonie, un état de spontaneité retrouvée proche de l'être embryonnaire qui inclut la totalité.



Aujourd'hui, comme hier, le tantra est un art de vivre au quotidien. Ce sont des petites, ou grandes, transformations quotidiennes répétées qui nous libèrent de nos conditionnements et nous rapprochent de notre nature originelle, source de créativité. Vivre c'est créer. Créer à chaque instant. C'est ce mouvement de la vie dans lequel nous nous fondons, sans résister, sans etre passif non plus, mais en Etant simplement. Sans vouloir (la volonté reste soumise aux conditionnements) mais en étant curieux de ce qui est, en vivant ce qui est. "La conscience transforme, pas la volonté". Le tantra est "aller avec" en toute conscience.

Massage

Origine

Un jour ordinaire....

Vous souvenez vous comment vous etes quand vous voyagez? Vous vous levez le matin, imaginons que vous venez d'arriver dans une ville inconnue, que ce soit en Afrique, Asie ou Amerique du sud. Vous deambulez dans la rue et là tout est nouveau. Vous etes alerte, vous regardez autour de vous, vous ecoutez les bruits de la rue, des locaux qui discutent, vous decouvrez les couleurs de ce lieu, tout est nouveau, tout est leger et vivant à la fois, vous avez les yeux d'un enfant, emerveillé par tout ce qui vous entoure. Vous vous sentez en vacances, vous vous sentez libre, vous vous sentez Vous. Ce sentiment. C'est ça.

Ce matin jeudi, je vais chez le dentiste. Il fait froid, il fait gris, je prends le metro. Et là dans la rue, la meme sensation qui revient. Celle que j'ai souvent depuis pres de trois ans: je marche dans Paris et ce meme sentiment de vacances. Pourtant cela fait 10ans que j'habite dans la region, c'est la meme rue, le meme metro, les memes gens qui font la tete, la meme grisaille deprimante, oui mais c'est chaque fois un autre moment, un autre moment de vie qui se deploie avec mes pas. C'est comme si c'etait la premiere fois que je marche, que je respire, que j'observe le monde. Je suis bien, je suis à l'ecoute de tout ce qui est autour de moi, je sens, je rentre dans le metro je sens les odeurs, beurk, ça pue, je respire alors par la bouche. Mais tout est intense. Alors je me surprends encore de tous ces moments, de chaque jour que je vis pleinement. Finalement cela devient mon quotidien, c'est presque tous les jours comme ça. Alors c'est la vie, c'est ma vie. Je l'aime. Je m'aime. Je vous aime. J'arrive chez le dentiste, nous nous saluons, nous bavardons quelques instants avant de commencer un detartrage. Je m'installe, hummm ce blanc du cabinet est magnifique, quelques fleurs noires dessinées au mur, agreable modernité dans un endroit qu'on sent aseptisé. Et à ma gauche, wouah, un immense vase, c'est vrai il fait au moins 160cm de haut et 80cm de diametre, surprie et ravie de cette beauté impressionnante, puis je regarde en haut et vois la dentiste qui se penche sur moi pour m'inserer un genre d'aspirateur desagreable dans la bouche. Puis une fois mis sur ma langue, j'ecoute l'air qui est aspiré: marrant finalement! Elle gratte mes dents, ecorche ma gencive avec son objet pointu, aille! ça fait mal, puis quelques secondes apres elle a du passer à une autre dent, je ne sens plus de mal, mais un outils qui se promene dans ma dentition. j'aime bien ces nouvelles sensations. Ma bouche est differente aujourd'hui. Je me detends, je suis bien. Je ne dis rien, je ne pense rien, je suis là avec elle, avec moi, avec mes dents, avec les bruits, avec mes bottes en cuir qui reposent sur le repose-pieds, avec l'eclairage au dessus de moi, avec mon corps detendu sur ce siege confortable. Je suis bien, je vis au present. je crois qu'elle a apprecié aussi, c'etait simple, plaisant, facile, pour elle me semble-t-il. Je me leve, l'accompagne dans le bureau où elle echange rapidement un vrai regard souriant, j'ai l'impression que ce moment est agreable pour nous. Elle me regarde, me dit que tout va bien, de ne rien changer à mes habitudes (de brossage), puis veut rajouter une phrase, mais comme si rien ne venait, comme si un silence s'imposait, comme si les mots n'apportaient rien, elle reprend sa phrase pour laisser place à cet instant de contact visuel plutot. Moment etrange, mais peut-etre est-ce la presence de chacune de nous deux qui nous surprend. La presence, la vraie. Je pars. Je reviendrai volontiers dans un an. Belle matinée.

Tantra

En lien direct avec la vie.

Etre plus profondement en relation avec la vie telle qu'elle est.  Ne plus être au travers de notre interpretation mais être directement en lien avec ce qui est. Moment présent.

Texte tantrique. 

Si tu veux changer le monde, aime un homme… aime le vraiment. Choisis celui dont l’âme appelle véritablement la tienne, celui qui te voit, et qui est suffisamment courageux pour avoir peur. Accepte sa main et guide le doucement vers le sang de ton cœur, où il peut sentir ta chaleur autour de lui et s’y reposer, et brûler toutes ses lourdes charges dans tes flammes. Regarde le dans les yeux, regarde au plus profond de lui, et vois ce qui s’y trouve, endormi ou éveillé, ou timide ou impatient. Regarde le dans les yeux et vois ses pères et grand-pères et toutes les guerres et autres folies que leurs esprits ont combattues dans des contrées lointaines il y a longtemps. Regarde leurs souffrances et leurs luttes, leurs tourments et leur culpabilité; sans jugement. Et laisse cela partir. Ressens son fardeau ancestral, et comprends que ce qu’il recherche en toi c’est un refuge sûr. Laisse le se fondre dans ton regard stable, et sache que tu n’as pas besoin d’être le miroir de cette rage, parce que tu as un utérus, une porte douce et profonde qui soigne et purifie les vieilles blessures.

 

Si tu veux changer le monde, aime un homme… aime le vraiment. Assieds toi devant lui dans toute ta majesté de femme, dans le souffle de ta vulnérabilité, en jouant l’innocence enfantine, dans les profondeurs de ton invitation à une mort florissante, te soumettant avec tendresse pour permettre à sa puissance d’homme de faire un pas vers toi… et nagez ensemble dans l’utérus de la Terre, dans un silence entendu. Et quand il se retire… car il se retirera… fuyant par peur dans sa caverne… rassemble les Grands-mères autour de toi, enveloppe toi de leur sagesse, entends leurs doux murmures, apaise ton cœur de petite fille apeurée qui t’immobilise… et attends patiemment son retour. Assieds toi et chante près de sa porte le chant du souvenir, pour qu’il soit encore une fois rassuré.

 

Si tu veux changer le monde, aime un homme… aime le vraiment. N’amadoue pas le petit garçon avec des ruses et des tours, de la séduction et des pièges pour le leurrer vers une toile destructrice, vers un lieu de chaos et de haine plus terrible encore que toutes les guerres combattues par ses frères. Ce ne serait pas Féminin, ce serait une revanche, ce serait le poison de l’abus des époques, le viol de notre monde. Et cela ne donne aucun pouvoir à la femme, elle se diminue en le castrant. Et elle nous tue tous. Et que sa mère l’ait soutenu ou pas, montre-lui la vraie Mère, tiens-le maintenant et guide-le dans ta grâce et tes profondeurs brumeuses jusqu’au centre de la Terre. Ne le punis pas parce que ses blessures ne correspondent pas à tes besoins ou à tes critères. Pleure pour lui de douces rivières, et ramène tout à la maison avec ton sang.

 

Si tu veux changer le monde, aime un homme… aime le vraiment. Aime-le suffisamment pour être nue et libre, aime-le suffisamment pour ouvrir ton corps et ton esprit au cycle de naissance et de mort. Et remercie-le pour l’opportunité de danser ensemble dans les tempêtes qui font rage et les bois silencieux. Sois assez courageuse pour être fragile, et laisse-le s’abreuver aux pétales doux et capiteux de ton être. Fais-lui savoir qu’il peut te tenir, et se lever pour te protéger. Tombe en arrière dans ses bras et fais-lui confiance pour te rattraper, même si on t’a déjà laissée tomber des milliers de fois avant. Apprends-lui à se rendre en te rendant toi-même, et fusionnez dans le doux néant du cœur de ce monde.

 

Si tu veux changer le monde, aime un homme… aime le vraiment. Encourage-le, nourris-le, autorise-le, entends-le, tiens-le, guéris-le. Et à ton tour tu seras nourrie, soutenue et protégée par ses bras forts, ses pensées limpides et ses flèches affûtées. Car il peut, si tu le lui permets, être tout ce dont tu rêves. Si tu veux aimer un homme, aime toi, aime ton père, aime ton frère, aime ton fils, aime ton ancien partenaire; du premier garçon que tu as embrassé au dernier pour lequel tu as pleuré, remercie pour les dons, des débris dans lesquels tu te trouvais jusqu’à la rencontre avec celui qui se tient devant toi maintenant. Et trouve en lui la graine du renouveau et du solaire, une graine que vous pouvez nourrir pour aider l’émergence d’un nouveau monde, ensemble.

 

( Lisa Citore. Extrait du site femmeswomen.wordpress)

Un texte trouvé... pour vous les femmes
Pour en parler simplement

Pour plus d'info, m'écrire en page Contact

©2018 

  • w-facebook
  • w-flickr
  • w-tbird